Monsieur Insistant utilise tous les moyens de communication mis à sa disposition par les sites de rencontres virtuelles: courriels, chats, messages préfabriqués, clins d'oeil, etc. Deux fois plutôt qu'une. Trois fois plutôt que deux.
Que je n'aie pas répondu à son premier message ne le décourage pas. Au deuxième non plus. Pas même le troisième.
Dis-moi un truc, Monsieur Insistant, est-ce que ton obstination a déjà porté fruit? Est-ce qu'une femme a fini par répondre aux milliers de messages en se disant, diantre, quelle persévérance, ça doit être un bon gars? Pourquoi n'ai-je pas ouvert les yeux plus tôt?
Ou est-ce que tu multiplies les messages en forme de catharsis, comme j'utilise la touche delete et la fonction bloquer cet utilisateur? Parce que, vraiment, ce n'est pas particulièrement charmant, cette façon de faire. Voire, c'est presque digne du DSM.
4 juillet 2009
Rencontre(s): Monsieur Insistant
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site de rencontres virtuelles
2 juillet 2009
M'étais promis de ne pas t'écrire. Évidemment.
Mais écrire ici, c'est comme ne pas t'écrire. Argument à la con. Mon cerveau l'accepte tout de même.
Y'a une partie de moi, le côté rationnel, qui ne veut plus rien savoir. Tu m'as menti, point barre. Pendant trop longtemps.
Y'a une autre partie de moi, beaucoup moins rationnelle, qui serait prête à ramasser les miettes que tu offres. Parce que ça fait longtemps que je n'ai rencontré quelqu'un qui m'a autant allumée. Quelqu'un avec qui j'avais autant de plaisir à discuter, à rigoler, quelqu'un que j'aimais découvrir, quelqu'un par qui j'aimais me laisser découvrir. Mon côté rationel déteste cette partie mauviette de moi.
Ta trahison n'est pas qu'un simple mensonge. Avoir su dès le départ qu'il y avait une autre femme dans ta vie, je n'aurais pas embarqué dans cette histoire de la même façon, avec autant de candeur, de liberté, de volonté, de curiosité. Avec autant d'enthousiasme. J'aurais probablement tourné les talons. 'Ve been there, 've done that. I know how much it hurts.
Ta trahison n'est pas qu'un simple mensonge. Ta retenue était là, dès le départ. L'ai sentie. Me suis même douté qu'il y avait quelqu'une dans ta vie. T'as réussi à me convaincre qu'il s'agissait d'autre chose. Assez pour que je laisse passer. Assez pour que j'espère. Assez pour que je me laisse charmer encore plus, encore mieux.
Suis là, comme une conne, à t'en vouloir et à avoir envie de toi. Suis là comme une conne à encore espérer que tout cela ne soit pas vrai, en sachant très bien que ce l'est. Suis là comme une conne à me dire que la vie peut pas être aussi bête, but life is a bitch, and then you don't die, faut juste que tu cuves ton heartbreak. Suis là comme une conne à t'écrire, comme si mon discours pouvait changer l'état des choses. Suis là comme une conne à m'imaginer... je ne sais même plus quoi. Sais juste que suis là comme une conne, pognée dans mon chargin, engluée dedans, à attendre qu'il passe. Et la meilleure chose que je trouve à faire est d'être ici, à t'écrire, comme une conne.
C'est vraiment cheap ce que t'as fait. Tu m'as laissé le temps de m'installer, de prendre mes aises, de te trouver charmant, intéressant. De m'attacher. Puis tu m'annonces que t'es pas vraiment disponible, que t'es mêlé. Tu ponctues ton discours de «tu comprends?», de «je sais ce que c'est, j'ai été dans la même situation». Vraiment? Dans la même situation? T'as oublié à quel point ça fait mal? Ou c'est ta façon de rendre à l'univers la marde qu'il a semé dans ta vie?
J'ai envie de te faire mal. Bêtement. Comme une conne. Parce que ma blessure est primaire, animale. Parce que tu m'as atteinte dans le fond de mes tripes.
J'ai envie de te faire mal parce que je me suis laissée berner. T'ai cru. Ai cru à tes arguments à la con, à tes excuses bidons.
J'ai envie de te faire mal parce que tu as détruit une partie de la candeur que j'avais réussi à construire pour survivre dans ce monde de cons.
J'ai envie de te faire mal parce que tu me tiens un discours dans lequel t'es un bon gars, dans le fond, que, d'habitude, t'es pas comme ça. Ouais, mais, avec moi, t'as été que comme ça. Qu'est-ce que j'en sais de tes habitudes à la con?
Tu m'as demandé ce que j'aurais fait à ta place? Eh bien, j'aurais mis mes culottes et j'aurais assumé. That is, I would have told you right away what the situation was. Call me old fashioned, j'aime bien la transparence. Et me semble que de mentir à une personne qu'on vient juste de rencontrer, c'est pas top notch. Même que c'est plutôt bas.
J'ai envie de te péter la gueule et de la couvrir de bisous. Comme une conne.
Je sais, par expérience, que tout ça va passer, que mes tripes vont se calmer, que le temps va faire ce qu'il a à faire. Mais là, tout de suite, maintenant, suis en beau tabarnak. Et éteinte. Paradoxe à la con.
Mais écrire ici, c'est comme ne pas t'écrire. Argument à la con. Mon cerveau l'accepte tout de même.
Y'a une partie de moi, le côté rationnel, qui ne veut plus rien savoir. Tu m'as menti, point barre. Pendant trop longtemps.
Y'a une autre partie de moi, beaucoup moins rationnelle, qui serait prête à ramasser les miettes que tu offres. Parce que ça fait longtemps que je n'ai rencontré quelqu'un qui m'a autant allumée. Quelqu'un avec qui j'avais autant de plaisir à discuter, à rigoler, quelqu'un que j'aimais découvrir, quelqu'un par qui j'aimais me laisser découvrir. Mon côté rationel déteste cette partie mauviette de moi.
Ta trahison n'est pas qu'un simple mensonge. Avoir su dès le départ qu'il y avait une autre femme dans ta vie, je n'aurais pas embarqué dans cette histoire de la même façon, avec autant de candeur, de liberté, de volonté, de curiosité. Avec autant d'enthousiasme. J'aurais probablement tourné les talons. 'Ve been there, 've done that. I know how much it hurts.
Ta trahison n'est pas qu'un simple mensonge. Ta retenue était là, dès le départ. L'ai sentie. Me suis même douté qu'il y avait quelqu'une dans ta vie. T'as réussi à me convaincre qu'il s'agissait d'autre chose. Assez pour que je laisse passer. Assez pour que j'espère. Assez pour que je me laisse charmer encore plus, encore mieux.
Suis là, comme une conne, à t'en vouloir et à avoir envie de toi. Suis là comme une conne à encore espérer que tout cela ne soit pas vrai, en sachant très bien que ce l'est. Suis là comme une conne à me dire que la vie peut pas être aussi bête, but life is a bitch, and then you don't die, faut juste que tu cuves ton heartbreak. Suis là comme une conne à t'écrire, comme si mon discours pouvait changer l'état des choses. Suis là comme une conne à m'imaginer... je ne sais même plus quoi. Sais juste que suis là comme une conne, pognée dans mon chargin, engluée dedans, à attendre qu'il passe. Et la meilleure chose que je trouve à faire est d'être ici, à t'écrire, comme une conne.
C'est vraiment cheap ce que t'as fait. Tu m'as laissé le temps de m'installer, de prendre mes aises, de te trouver charmant, intéressant. De m'attacher. Puis tu m'annonces que t'es pas vraiment disponible, que t'es mêlé. Tu ponctues ton discours de «tu comprends?», de «je sais ce que c'est, j'ai été dans la même situation». Vraiment? Dans la même situation? T'as oublié à quel point ça fait mal? Ou c'est ta façon de rendre à l'univers la marde qu'il a semé dans ta vie?
J'ai envie de te faire mal. Bêtement. Comme une conne. Parce que ma blessure est primaire, animale. Parce que tu m'as atteinte dans le fond de mes tripes.
J'ai envie de te faire mal parce que je me suis laissée berner. T'ai cru. Ai cru à tes arguments à la con, à tes excuses bidons.
J'ai envie de te faire mal parce que tu as détruit une partie de la candeur que j'avais réussi à construire pour survivre dans ce monde de cons.
J'ai envie de te faire mal parce que tu me tiens un discours dans lequel t'es un bon gars, dans le fond, que, d'habitude, t'es pas comme ça. Ouais, mais, avec moi, t'as été que comme ça. Qu'est-ce que j'en sais de tes habitudes à la con?
Tu m'as demandé ce que j'aurais fait à ta place? Eh bien, j'aurais mis mes culottes et j'aurais assumé. That is, I would have told you right away what the situation was. Call me old fashioned, j'aime bien la transparence. Et me semble que de mentir à une personne qu'on vient juste de rencontrer, c'est pas top notch. Même que c'est plutôt bas.
J'ai envie de te péter la gueule et de la couvrir de bisous. Comme une conne.
Je sais, par expérience, que tout ça va passer, que mes tripes vont se calmer, que le temps va faire ce qu'il a à faire. Mais là, tout de suite, maintenant, suis en beau tabarnak. Et éteinte. Paradoxe à la con.
19 juin 2009
Harcèlement
Suis en beau tabarnak. Vraiment. Le Québec s'est doté d'une loi sur le harcèlement psychologique au travail. Bravo. On reconnaît un problème. Il y a des abus de pouvoir. Du harcèlement. De la manipulation. Du sabotage.
Ce n'est pas physique. Ça ne laisse pas de traces visibles. En fait, c'est faux, ça laisse des traces. Des gens qui pètent un plomb, qui font des burn-outs, qui sont détruits moralement. Mais ça, ça parle moins qu'un oeil au beurre noir ou une jambe cassée. C'est plus dur à évaluer.
On a une loi sur le harcèlement psychologique. Ça paraît bien. On montre qu'on trouve cela inacceptable. Assez inacceptable pour dire que c'est illégal.
Mais cette foutue loi n'a pas de dents. Les causes sont tellement difficiles à prouver que c'est comme si la loi n'existait pas. Câlisse.
Ça fait deux fois que je m'offre un supérieur qui pratique le harcèlement. Deux fois en deux. J'en ai plein mon casque.
L'employeur pour lequel je travaille s'est même doté d'une politique interne sur le harcèlement. Avec autant de dents que la loi québécoise. C'est-à-dire à peu près pas du tout.
Le discours qu'on me tient, présentement, s'adresse à une victime responsable. Je dois faire en sorte que le harcèlement ne me touche pas, ne m'atteigne pas, que cela ne m'affecte pas outre mesure. Je dois choisir mes batailles. Et, je dois faire attention à ce que cela n'affecte pas mon travail, parce que, alors, je pourrais être moi-même blâmée. Criss.
Suis en tabarnak. Parce que je ne suis pas responsable de la situation. Je la subis. Et c'est à moi qu'on demande de faire des efforts.
Suis en tabarnak et on me dit que ma colère doit être gérée, apaisée, parce qu'elle va me ronger de l'intérieure, parce qu'elle va me jouer des tours. J'ai pas envie de taire ma colère. Elle est justifiée, ma colère. Elle fait que je me tiens debout et que je dénonce la situation.
On n'aime pas les femmes en colère dans cette société. C'est pas beau, une femme en colère. Sacrament.
Je suis en colère. Parce qu'on abuse de moi. Et que, quand je dénonce la situation, on me «responsabilise», on me donne des outils pour gérer la situation, on me soutient. Ce qui me met encore plus en tabarnak. Je ne veux pas prendre sur moi la résolution du problème, je veux que les harceleurs soient responsabilisés, qu'ils aient à répondre de leurs gestes, de leurs actions, de leurs paroles. Qu'on reconnaisse les conséquences de ceux-ci sur ma vie. Qu'on s'adresse à eux, et non à moi, pour changer la situation.
Ce n'est pas physique. Ça ne laisse pas de traces visibles. En fait, c'est faux, ça laisse des traces. Des gens qui pètent un plomb, qui font des burn-outs, qui sont détruits moralement. Mais ça, ça parle moins qu'un oeil au beurre noir ou une jambe cassée. C'est plus dur à évaluer.
On a une loi sur le harcèlement psychologique. Ça paraît bien. On montre qu'on trouve cela inacceptable. Assez inacceptable pour dire que c'est illégal.
Mais cette foutue loi n'a pas de dents. Les causes sont tellement difficiles à prouver que c'est comme si la loi n'existait pas. Câlisse.
Ça fait deux fois que je m'offre un supérieur qui pratique le harcèlement. Deux fois en deux. J'en ai plein mon casque.
L'employeur pour lequel je travaille s'est même doté d'une politique interne sur le harcèlement. Avec autant de dents que la loi québécoise. C'est-à-dire à peu près pas du tout.
Le discours qu'on me tient, présentement, s'adresse à une victime responsable. Je dois faire en sorte que le harcèlement ne me touche pas, ne m'atteigne pas, que cela ne m'affecte pas outre mesure. Je dois choisir mes batailles. Et, je dois faire attention à ce que cela n'affecte pas mon travail, parce que, alors, je pourrais être moi-même blâmée. Criss.
Suis en tabarnak. Parce que je ne suis pas responsable de la situation. Je la subis. Et c'est à moi qu'on demande de faire des efforts.
Suis en tabarnak et on me dit que ma colère doit être gérée, apaisée, parce qu'elle va me ronger de l'intérieure, parce qu'elle va me jouer des tours. J'ai pas envie de taire ma colère. Elle est justifiée, ma colère. Elle fait que je me tiens debout et que je dénonce la situation.
On n'aime pas les femmes en colère dans cette société. C'est pas beau, une femme en colère. Sacrament.
Je suis en colère. Parce qu'on abuse de moi. Et que, quand je dénonce la situation, on me «responsabilise», on me donne des outils pour gérer la situation, on me soutient. Ce qui me met encore plus en tabarnak. Je ne veux pas prendre sur moi la résolution du problème, je veux que les harceleurs soient responsabilisés, qu'ils aient à répondre de leurs gestes, de leurs actions, de leurs paroles. Qu'on reconnaisse les conséquences de ceux-ci sur ma vie. Qu'on s'adresse à eux, et non à moi, pour changer la situation.
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tabarnak
12 juin 2009
Rencontre(s): Monsieur Union-libre
Monsieur Union-libre est, comme son nom l'indique, dans une relation non exclusive avec sa, ses partenaire(s).
Quand Monsieur Union-libre m'écrit, ma première question est toujours la suivante: l'union libre dont il est question est-elle explicite ou implicite? Monsieur Union-libre me demande alors ce que je veux dire. Et je précise: est-ce que tous, toutes les partenaires impliqués sont au courant qu'il s'agit d'une union libre?
La réponse est plus souvent qu'autrement non. Et c'est là que ça me pose un problème.
Je n'ai rien contre les unions libres. Voire, je suis heureuse de constaté que des gens se foutent des normes sociales et culturelles pour vivre leurs relations selon leurs propres valeurs, leurs propres envies. Dans le respect de toute une chacune, de tout un chacun.
Par contre, j'ai un dent contre le manque de transparence, le non-dit, le non-avoué. Et donc contre les unions libres implicites.
Quand Monsieur Union-libre m'écrit, ma première question est toujours la suivante: l'union libre dont il est question est-elle explicite ou implicite? Monsieur Union-libre me demande alors ce que je veux dire. Et je précise: est-ce que tous, toutes les partenaires impliqués sont au courant qu'il s'agit d'une union libre?
La réponse est plus souvent qu'autrement non. Et c'est là que ça me pose un problème.
Je n'ai rien contre les unions libres. Voire, je suis heureuse de constaté que des gens se foutent des normes sociales et culturelles pour vivre leurs relations selon leurs propres valeurs, leurs propres envies. Dans le respect de toute une chacune, de tout un chacun.
Par contre, j'ai un dent contre le manque de transparence, le non-dit, le non-avoué. Et donc contre les unions libres implicites.
30 mai 2009
Travail buissonnier
Ai fait le travail buissonnier hier. Suis allée me balader dans des galeries d'art avec Monsieur Z. Qui faisait lui-même la thèse buissonnière.
Monsieur Z. est un peu courroucé (enfin, il me dira qu'il n'est pas courroucé, mais trouvera un synonyme de l'adjectif qui convient mieux à la situation... c'est un de ses charmes...). Je lui ai dit que je lui avais laissé un message dans le cyberespace, mais je ne lui ai pas vraiment donné d'indices. J'aime bien narguer Monsieur Z. C'est un de mes charmes (admit it, Mister Zed, you do love it when I do that!).
Puisque tu vas probablement atterir ici un jour, Monsieur Z., et que la chasse aux trésors est particulièrement coriace, voici un deuxième prix, moins enchanteur et plus pragmatique, mais tout de même, un deuxième prix (je sais, je sais, tu ne connais probablement pas encore le premier prix, foutu ordre antéchronologique des blogues!).
Du temps ou je faisais encore ma thèse, quand je me trouvais devant une page blanche que je n'arrivais pas à déblanchir, je me mettais à écrire n'importe quoi, juste pour remplir la page. Dans cet amas de trucs informes, il se trouvait toujours un minimum de choses en lien avec le sujet de ma thèse. Et, ça devenait au moins un matériau de base avec lequel travailler, une sorte de premier trait d'un portrait plus large encore à définir. Bien sûr, le gros de la chose était à deleter, mais j'avais au moins le sentiment d'avoir passer par-dessus le writer's block.
Autrement, il y a aussi des solutions d'évitement. Mettre ses baskets et courir jusqu'à tomber de fatigue. Baiser à en oublier son nom. Regarder en rafale des épisodes de séries états-uniennes. Lire toutes les fiches des filles du site de rencontres virtuelles pour tenter de trouver la perle rare. Discuter avec toutes les filles du site de rencontres qui possèdent des attributs leur permettant de peut-être se qualifier au titre de perle rare. Se branler jusqu'à en avoir des ampoules.
Et, il y a les copains, copines. S'il y a, dans ton entourage, des personnes assez gentilles et assez intéressées pour écouter à la fois tes angoisses et tes arguments et théories, profites-en. Les conséquences ne sont généralement pas négligeables. Primo, il se peut que le niveau de stress diminue, ce qui n'est pas pour déplaire. Deuxio, il est fort probable que, en présentant tes idées à cette autre personne, ça délie quelque chose dans ton raisonnement. Bon, ça ne fonctionne pas toujours du premier coup. Il faut persévérer un tantinet.
Ai bien aimé la ride d'ascenseur, Monsieur Z. (et tout le reste aussi, d'ailleurs, mais particulièrement l'ascenseur), faudra se reprendre.
Monsieur Z. est un peu courroucé (enfin, il me dira qu'il n'est pas courroucé, mais trouvera un synonyme de l'adjectif qui convient mieux à la situation... c'est un de ses charmes...). Je lui ai dit que je lui avais laissé un message dans le cyberespace, mais je ne lui ai pas vraiment donné d'indices. J'aime bien narguer Monsieur Z. C'est un de mes charmes (admit it, Mister Zed, you do love it when I do that!).
Puisque tu vas probablement atterir ici un jour, Monsieur Z., et que la chasse aux trésors est particulièrement coriace, voici un deuxième prix, moins enchanteur et plus pragmatique, mais tout de même, un deuxième prix (je sais, je sais, tu ne connais probablement pas encore le premier prix, foutu ordre antéchronologique des blogues!).
Du temps ou je faisais encore ma thèse, quand je me trouvais devant une page blanche que je n'arrivais pas à déblanchir, je me mettais à écrire n'importe quoi, juste pour remplir la page. Dans cet amas de trucs informes, il se trouvait toujours un minimum de choses en lien avec le sujet de ma thèse. Et, ça devenait au moins un matériau de base avec lequel travailler, une sorte de premier trait d'un portrait plus large encore à définir. Bien sûr, le gros de la chose était à deleter, mais j'avais au moins le sentiment d'avoir passer par-dessus le writer's block.
Autrement, il y a aussi des solutions d'évitement. Mettre ses baskets et courir jusqu'à tomber de fatigue. Baiser à en oublier son nom. Regarder en rafale des épisodes de séries états-uniennes. Lire toutes les fiches des filles du site de rencontres virtuelles pour tenter de trouver la perle rare. Discuter avec toutes les filles du site de rencontres qui possèdent des attributs leur permettant de peut-être se qualifier au titre de perle rare. Se branler jusqu'à en avoir des ampoules.
Et, il y a les copains, copines. S'il y a, dans ton entourage, des personnes assez gentilles et assez intéressées pour écouter à la fois tes angoisses et tes arguments et théories, profites-en. Les conséquences ne sont généralement pas négligeables. Primo, il se peut que le niveau de stress diminue, ce qui n'est pas pour déplaire. Deuxio, il est fort probable que, en présentant tes idées à cette autre personne, ça délie quelque chose dans ton raisonnement. Bon, ça ne fonctionne pas toujours du premier coup. Il faut persévérer un tantinet.
Ai bien aimé la ride d'ascenseur, Monsieur Z. (et tout le reste aussi, d'ailleurs, mais particulièrement l'ascenseur), faudra se reprendre.
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